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jeudi 5 juillet 2012

A Athènes, Samaras passe son grand oral devant les créanciers UE-FMI

Le nouveau premier ministre grec Antonis Samaras a passé jeudi son premier grand oral devant les créanciers du pays, un test pour l'avenir des relations de la Grèce avec la zone euro.
M. Samaras, un conservateur qui gouverne avec les socialistes et la gauche modérée, s'est entretenu jeudi en début d'après-midi pendant une heure avec les chefs des missions du Fonds monétaire international (FMI), Poul Thomsen, de la Banque Centrale européenne (BCE), Klaus Masuch, et de la Commission européenne, Matthias Mors, chargés d'examiner les comptes grecs.
Le nouveau ministre des Finances Yannis Stournaras a également participé aux rencontres. A l'issue de l'entretien, ce dernier a admis que certains aspects du plan UE-FMI pour la Grèce "sont sortis des rails".
Leur visite met un terme à une parenthèse de trois mois de vide législatif, durant laquelle se sont tenues deux élections générales. Elles ont abouti à la constitution d'un gouvernement de coalition droite-gauche se définissant comme pro-européen mais souhaitant renégocier les conditions des prêts concédés à la Grèce, plongée dans la récession.
Au cours de cette période, de nombreuses réformes impulsées par la troïka pour relancer l'économie et assainir les comptes publics ont été suspendues, telles les privatisations, la réforme fiscale ou celle de l'administration.
"Les réformes ont été interrompues et le programme (de redressement de l'économie, NDLR) est sorti des rails", a jugé en début de semaine un haut responsable de la BCE, Jörg Asmussen, dans la presse grecque.
La mission de la troïka sera d'évaluer l'ampleur du déficit à combler, la nature des efforts à réaliser, d'écouter les propositions du gouvernement grec. Les bailleurs de fonds devraient revenir à Athènes le 24 juillet pour un accord final avec Athènes, selon la presse.
"Il s'agit d'un premier tour de piste, les négociations vont continuer plus tard", a indiqué jeudi une source du ministère des Finances.
La presse grecque titrait jeudi sur "l'épreuve" ou "le marathon" du nouveau gouvernement face aux bailleurs de fonds.
Epreuve presque physique d'ailleurs, M. Samaras, opéré récemment d'un décollement de rétine juste après son élection et interdit de sortie par ses médecins --ce qui lui a fait manquer le sommet européen de Bruxelles-- est apparu le visage pâle, un oeil à demi fermé, devant les médias jeudi.
Enjeu des discussions, le versement, vital pour le pays, de la prochaine tranche du prêt attendue avant le 20 août, qui se monte à 31,5 milliards d'euros, selon le quotidien Ethnos.
 M. Samaras devait surtout insister sur l'accélération du processus de privatisations, le lancement d'une réforme fiscale et la relance de la restructuration de la fonction publique pour tenter d'obtenir les bonnes grâces des créanciers.
"Il y a une claire détermination du nouveau gouvernement grec à agir et la volonté de procéder à des réformes, d'une manière que je n'ai pas vu jusqu'ici en Grèce", a déclaré jeudi à l'Agence de presse grecque (Ana) l'Allemand Horst Reichenbach, dirigeant de la Task force européenne chargée d'aider la Grèce à mettre en oeuvre les réformes.
Depuis son arrivée lundi soir à Athènes, M. Reichenbach s'est dit "très satisfait" après ses entretiens avec divers ministres.
"On a clarifié tous les changements qui doivent être effectués (...) la prochaine étape est d'appliquer tout ce qu'on a convenu, il faut passer aux actes", a-t-il souligné.
M. Samaras souhaiterait également un allongement de un à trois ans de l'ajustement budgétaire afin d'apaiser la rigueur imposée au pays depuis 2010.
Autre sujet sur la table, évoqué notamment par le leader de l'opposition de gauche radicale Alexis Tsipras, obtenir pour la Grèce une recapitalisation directe des banques par le FESF, ce qui permettrait d'alléger le fardeau de la dette. C'est ce qui a été accordé à l'Espagne lors du sommet européen.
In fine, la Grèce et la zone euro doivent surtout tenter de trouver les moyens de sortir du cercle vicieux austérité-récession où le pays plonge de plus en plus.
Alors que les impôts s'alourdissent, que les salaires se réduisent, la production industrielle et la consommation sont en berne, le gouvernement prévoit maintenant une récession plongeant à 6,7% en 2012, au lieu de 4,5% initialement attendue.
M. Asmussen a toutefois laissé peu de marge de négociation.
"S'il veut changer le mélange des mesures nécessaires (pour retrouver l'équilibre des comptes, NDLR) entre revenus et dépenses, cela peut certainement être discuté", a-t-il indiqué lundi dans un entretien au quotidien Kathimerini lundi.
"Mais au vu des résultats et des objectifs du programme pour rendre la Grèce plus compétitive et pour atteindre une situation de soutenabilité de la dette, je ne vois pas de marge de changement", a-t-il ajouté en rappelant par ailleurs que M. Samaras s'était engagé par écrit, avant les élections, à mettre en oeuvre le programme négocié avec la troika, baptisé "memorandum".


Juan Maria Mugica, membre présumé de l'ETA, placé en détention provisoire


Juan Maria Mugica Dorronsoro, soupçonné de tentative d'attentat en 2001 contre l'ancien chef du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar, arrêté mercredi au Pays basque français et visé par un mandat d'arrêt européen (MAE) émis par Madrid, a été placé jeudi en détention provisoire par la cour d'appel de Pau.
"M. le substitut général, Bernard Rouch, a estimé que M. Mugica ne présentait pas de garanties suffisantes de représentation et a demandé son placement en détention provisoire jusqu'à mardi où la Chambre de l'instruction de Pau doit examiner la validité du MAE", a indiqué à l'AFP Me Jean-François Blanco, avocat de M. Mugica.
Le ministère de l'Intérieur espagnol avait annoncé mercredi matin dans un communiqué l'arrestation à Barcus (Pyrénées-Atlantiques) de Juan Maria Mugica dans une opération menée conjointement par la police française et la garde civile espagnole.
Jeudi à l'audience, Me Blanco s'est opposé à la mise en détention de M. Mugica, estimant que "le MAE délivré le 14 janvier 2010 à l'encontre de M. Mugica par le juge Fernando Grande Malaska Gomez de l'Audiencia nacional de Madrid ne figurait pas dans les pièces versées au dossier".
"Le dossier est vide", a-t-il dit à l'AFP. "Le ministre de l'Intérieur espagnol, Jorge Fernandez, au lieu d'annoncer mercredi matin à 10h00 sur ABC Punto Radio l'arrestation de M. Mugica qui a eu lieu à 15h00 au Pays basque français, aurait été mieux avisé de transmettre au tribunal les pièces procédurales", a lancé l'avocat.
Juan Maria Mugica avait échappé en janvier 2010 à une opération policière mené à Lizartza, au pays basque espagnol (Nord) au cours de laquelle "avait été démantelé un commando de transport de matériel de l'ETA".
C'est à ce commando que la direction du groupe armé avait ordonné en 2001 de commettre un attentat, via le lancement de missiles, contre le chef du gouvernement de l'époque José Maria Aznar, a indiqué le ministère espagnol.

WikiLeaks annonce la publication de deux millions de courriels sur la Syrie

Le site WikiLeaks a annoncé jeudi la publication de plus de deux millions de mails de personnalités politiques et de responsables officiels syriens, datant de 2006 à 2012 et mettant notamment en cause des sociétés occidentales pour leur soutien à Damas.
"WikiLeaks a commencé à publier les dossiers de Syrie, plus de deux millions de mails de personnalités politiques syriennes, de ministères et d'entreprises datant d'août 2006 à mars 2012", a déclaré une porte-parole du site, Sarah Harrison, lors d'une conférence de presse à Londres.
Ces 2.484.899 mails courriels, écrits notamment en arabe et en russe, "révèlent comment les sociétés occidentales disent une chose et en font une autre", a ajouté le site internet WikiLeaks, spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels.
Les documents prouvent notamment que le géant de la défense, Finmeccanica, contrôlé par l'Etat italien, a fourni du matériel de communication au régime syrien depuis le début du conflit, selon WikiLeaks. Ce matériel a été livré par une filiale de Finmeccanica, SELEX Elsag, précise le site dont cette révélation est publiée dans le magazine italien L'Espresso.
Ces mails "sont embarrassants pour la Syrie mais sont également embarrassants pour les opposants extérieurs à la Syrie", a commenté le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, dans une déclaration transmise depuis l'ambassade d'Equateur à Londres où il est réfugié depuis le 19 juin.
"Cela nous aide non seulement à critiquer tel ou tel groupe, mais aussi à comprendre leurs intérêts, leurs actions, leurs points de vue. C'est en comprenant ce conflit que l'on peut espérer pouvoir le résoudre", a-t-il ajouté.
"Une importante base de données"
Julian Assange doit être extradé vers la Suède, qui le réclame pour une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés. L'Australien est terré à l'ambassade d'Equateur, à qui il a fait une demande d'asile, car il craint d'être extradé à terme vers les Etats-Unis après la divulgation par son site de plus de 250.000 télégrammes diplomatiques américains.
Sarah Harrison a refusé jeudi de commenter le contenu général des documents sur la Syrie, dont la publication se fait en collaboration avec plusieurs médias dans de nombreux pays dont le Liban, l'Egypte, l'Espagne, la France, l'Allemagne et l'Italie.
Ces courriels sont "une importante base de données. Cela prendra du temps avant que les histoires ne sortent", a estimé Sarah Harrison, refusant de préciser comment WikiLeaks avait obtenu ces documents.
Les précédents journaux avec lesquels WikiLeaks avait collaboré dans le passé, notamment le New York Times, The Guardian, Der Spiegel et Le Monde, avant de se brouiller avec eux, ne sont plus associés aux dernières révélations du site.
Les documents sur la Syrie sont révélés à la veille d'une conférence des Amis du peuple syrien, organisée à Paris et à laquelle la Russie, principal soutien du régime syrien sur la scène internationale, ne participera pas.
Julian Assange collabore depuis avril à la chaîne publique russe d'information mondiale en anglais RT (Russia Today), pro-Kremlin, pour laquelle il réalise des interviews de personnalités. En décembre 2010, il avait reçu le soutien de Vladimir Poutine, alors Premier ministre.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisée au fil des mois face à la répression menée par les troupes régulières. Plus de 16.500 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en 15 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).



Le crash du Rio-Paris causé par des facteurs techniques et humains, selon le BEA

Le tragique accident du vol d'Air France Rio-Paris, qui a fait 228 morts le 1er juin 2009, a été causé par une combinaison de facteurs techniques et humains, a conclu le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) dans son rapport final dévoilé jeudi.
Chargé de l'enquête technique, le BEA, qui émet 41 recommandations de sécurité dont 25 nouvelles par rapport à juillet 2011, pointe du doigt à la fois des défaillances résultant de l'ergonomie de l'avion (un Airbus A330) et des actions inappropriées des pilotes aux commandes soumis à un fort stress.
S'agissant du point de départ de la catastrophe, le BEA retient définitivement le givrage des sondes de vitesse Pitot (fabriquées par Thales) qui a conduit à une incohérence temporaire entre les vitesses mesurées.
"L'équipage était dans un état de perte quasi totale de la situation", a en outre déclaré Alain Bouillard, directeur de l'enquête lors d'une conférence de presse.
Si les enquêteurs soulignent la mauvaise réaction de l'équipage face à une situation inhabituelle et une incompréhension totale de la situation, ils notent aussi un défaut de leur formation.
Ils ajoutent qu'ils ont pu être induits en erreur par les directeurs de vols (DV).
"Des indications des directeurs de vol (instrument de trajectoire de l'avion) ont pu conforter l'équipage dans ses actions, bien qu'inappropriées", a relevé le BEA.
"Le directeur de vol donnait des ordres à cabrer (l'appareil) qui ont probablement influé sur le pilote en fonction", a déclaré M. Troadec.
 "Les pilotes se raccrochent à ce qu'ils suivent habituellement. Les barres sont vertes, elles sont très attractives. Lorsqu'on a perdu conscience de la situation, on se raccroche à ce qu'on a l'habitude de suivre", a renchéri M. Bouillard.
Les enquêteurs se sont par ailleurs efforcés d'expliquer pourquoi l'équipage n'a pas pris en compte l'alarme de décrochage (stall) qui a retenti à de multiples reprises.
Cela peut être "la conséquence de l'absence d'identification de l'alarme sonore, de l'apparition au début de l'événement d'alarmes furtives pouvant être considérées comme non pertinentes", conclut le BEA.
Les recommandations de sécurité visent à la fois la compagnie et le constructeur.
La compagnie aérienne Air France a assuré de son côté que l'équipage était resté "engagé dans la conduite du vol jusqu'aux derniers instants". 
"Le rapport du BEA décrit un équipage qui agit en fonction des informations fournies par les instruments et systèmes de bord, et du comportement de l'avion tel qu'il était perceptible dans le cockpit", indique Air France dans un communiqué.
Le BEA insiste notamment sur l'importance de "la formation et l'entraînement des pilotes pour qu'ils aient une meilleure connaissance des systèmes d'avion en cas de situation inhabituelle".
"Huit recommandations concernent la formation des pilotes et cinq la certification des avions", a précisé le directeur du BEA, Jean-Paul Troadec.
Le transporteur aérien Airbus a immédiatement réagi en promettant de prendre "toutes les mesures" nécessaires pour améliorer la sécurité aérienne.
Le groupe "a déjà commencé à travailler au niveau industriel afin de renforcer les exigences relatives à la résistance des sondes Pitot", précise-t-il.



Fukushima: un "désastre créé par l'homme", selon un rapport officiel






L'accident nucléaire de Fukushima a été "un désastre créé par l'homme" et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi une commission d'enquête mandatée par le Parlement.
"L'accident (..) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances", a-t-elle expliqué dans son rapport final.
"Ils ont trahi le droit de la nation à être protégée des accidents nucléaires. C'est pourquoi nous sommes parvenus à la conclusion que l'accident a été clairement +créé par l'homme+", poursuit le document long de 641 pages.
"Nous pensons que les causes fondamentales sont les systèmes d'organisation et de régulation qui se sont basés sur des logiques erronées dans leurs décisions et leurs actions, et non pas un problème de compétence d'un individu en particulier."
L'accident de Fukushima, le plus grave depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, a eu lieu juste après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est) qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral.
Une vague de près 15 mètres de haut avait déferlé sur le site de la centrale Fukushima Daiichi, gérée par la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), noyant les systèmes de refroidissement des réacteurs et les générateurs de secours situés en sous-sol. "La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable", a souligné la commission.
Il s'agit de la troisième enquête menée sur cette catastrophe.
Un précédent rapport, mandaté par Tepco, avait disculpé la puissante compagnie d'électricité de toute responsabilité, en affirmant que la puissance du séisme et l'ampleur du tsunami dépassaient toutes les prévisions et ne pouvaient pas être raisonnablement envisagées. "Cela ressemble à une excuse pour échapper à ses responsabilités", a répliqué la commission.
"Bien qu'ayant eu de nombreuses occasions de prendre des mesures, les agences de régulation et la direction de Tepco n'ont délibérément rien fait, ont reporté leurs décisions ou ont pris des mesures qui les arrangeaient", a-t-elle ajouté.
Le rapport d'enquête reproche également à l'opérateur de ne pas avoir réagi suffisamment vite dans les premières heures de l'accident. "Cela ne doit pas être attribué à des problèmes d'individus sur le site, mais à des problème structurels de Tepco", a-t-il relevé.
Cette commission d'enquête était composée de 10 membres de la société civile (sismologue, avocats, médecins, journaliste, professeurs) désignés par les parlementaires. Présidée par le professeur Kyoshi Kurokawa, elle a interrogé les principaux acteurs de l'époque et mené des investigations depuis décembre 2011. Le Premier ministre au pouvoir au moment des faits, Naoto Kan, a ainsi reconnu lors de son audition en mai la responsabilité de l'Etat dans la catastrophe, mais a défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages.
La commission avait auparavant questionné le patron de Tepco de l'époque, Masataka Shimizu, qui s'était défendu d'avoir voulu abandonner la centrale dans les heures ayant suivi le tsunami, contrairement aux affirmations de M. Kan, du porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, et du ministre de l'Industrie d'alors, Banri Kaieda.








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Londres inaugure le Shard, plus haut gratte-ciel d'Europe

Gigantesque et controversé éclat de verre de 310 mètres de haut, le Shard, plus haut gratte-ciel d'Europe, est officiellement inauguré jeudi à Londres, prêt à temps pour rayonner lors des jeux Olympiques qui commencent dans trois semaines. Un lancement en grande pompe est prévu pour la nouvelle star du paysage londonien, oeuvre de l'architecte italien Renzo Piano: un spectacle de lumières, projetées sur le gratte-ciel et sur les grands monuments de la capitale britannique, est prévu dans la soirée, avec la participation du London Philharmonic Orchestra. Dans l'après-midi, le Premier ministre du Qatar, Hamad bin Jassim al-Thani, dont le pays a financé le gratte-ciel, doit participer aux côtés du prince Andrew - l'un des fils de la reine Elisabeth - à l'inauguration officielle, à 15H00 (14H00 GMT). Douze ans après le lancement du projet, cet événement marque l'achèvement de la partie extérieure du gratte-ciel, à l'intérieur duquel les travaux continueront jusqu'en 2013. Le Shard devient ainsi le plus haut gratte-ciel d'Europe, tout en restant loin derrière la plus haute du monde, Burj Khalifa à Dubaï, qui culmine à 828 mètres. Avec sa silhouette effilée, ses 95 étages et son observatoire offrant au public une vue panoramique à 360 degrés, il promet de devenir l'une des attractions touristiques de Londres, qui s'apprête à accueillir deux millions de visiteurs à l'occasion des JO. Ses promoteurs ambitionnent d'en faire un emblème de Londres "comme l'Empire State Building l'est à New York". Pour Ken Livingstone, qui était maire lorsque le projet a été lancé, le Shard va "définir Londres". "A la différence de ce qui se passe pour de nombreuses autres tours, les Londoniens auront accès à celle-ci", a argué le travailliste jeudi sur la BBC. Installé au sud de la Tamise, dont les rives ont fait l'objet de projets de rénovation tous azimuts, le gratte-ciel est selon les termes de Renzo Piano une "petite ville verticale" de 12.000 personnes, avec un hôtel cinq étoiles, des restaurants de luxe, 600.000 mètres carrés de bureaux et des commerces. Mais pour y vivre, il faudra un solide compte en banque car la dizaine d'appartements avec une vue imprenable situés entre le 53e et le 65e étages -les plus hauts du marché britannique- se vendraient jusqu'à 50 millions de livres (62 millions d'euros), selon les chiffres qui circulent dans les médias britanniques. Le gratte-ciel ouvrira ses portes aux touristes en février 2013 et plus de 17.500 personnes se sont déjà inscrites sur internet pour le visiter. La tour, qui réfléchit le capricieux ciel londonien sur ses facettes de verre, est sortie de terre en 2009, poussant ensuite comme un champignon. Mais ce projet de 450 millions de livres, financé à 95% par le Qatar, a aussi suscité de vives critiques. Les défenseurs du patrimoine, notamment l'association English Heritage, lui reprochent "d'être au mauvais endroit" et de porter atteinte aux vues protégées sur la cathédrale Saint-Paul ou le Parlement. Même l'Unesco s'en est mêlée, jugeant qu'il nuisait à "l'intégrité visuelle" de la Tour de Londres, inscrite à son patrimoine mondial. "Le Shard a balafré le visage de Londres pour toujours", déplorait récemment dans le Guardian le commentateur Simon Jenkins. Piano, 74 ans, qui a aussi conçu le Centre Pompidou à Paris, balaie les critiques entourant son gratte-ciel. "Les nouveaux bâtiments ont toujours du mal à se faire accepter, mais St-Paul était moderne à son époque", rappelait-il en février lors d'une visite du Shard. La "Skyline" de Londres compte déjà nombre d'imposants gratte-ciels, comme l'incontournable Gherkin (cornichon) et cinq autres sont actuellement en construction. Ce qui vaut à la ville une réputation d'audace architecturale comparée à des capitales comme Paris, où la hauteur est limitée.
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Roumanie: la destitution du président en route, craintes pour la démocratie

La coalition de centre gauche au pouvoir en Roumanie a accéléré jeudi la destitution du président de centre droit, Traian Basescu, alors que des ONG dénoncent une "attaque contre les institutions démocratiques" sans égale depuis la chute de la dictature communiste en 1989. "L'USL est en train de prendre le pouvoir en violant des lois et subordonnant des institutions, tout en mimant la légalité", estime Otilia Nitu, analyste du groupe de réflexion ExpertForum. Dans leur demande de destitution, les élus de l'Union sociale-libérale (USL, majorité) accusent de leur côté le président d'avoir "gravement enfreint la Constitution", des allégations que ce dernier a rejetées. "Les transgressions de la lettre et de l'esprit de la Constitution, qui par leur portée et leurs conséquences peuvent être qualifiées de graves violations de la loi fondamentale, constituent des raisons suffisantes pour justifier la nécessité de suspendre le président Traian Basescu de ses fonctions", a déclaré le sénateur de l'Union sociale-libérale (USL, majorité) Toni Grebla, lors d'une session extraordinaire du Parlement. Selon la loi fondamentale, le président peut être suspendu de ses fonctions "s'il commet des faits graves violant les dispositions de la Constitution". Le vote sur la demande de destitution devrait intervenir dès vendredi, laissant à peine 24 heures à la Cour constitutionnelle pour donner un avis - consultatif - sur cette démarche. Si cette proposition est approuvée, un référendum sera organisé dans un délai de 30 jours. La majorité estime qu'une destitution "mettra fin au blocage" causé, selon elle, par M. Basescu et qui l'empêche de gouverner. "Ce n'est pas la procédure de destitution qui est cause, car elle est prévue dans la Constitution, mais l'attaque contre les institutions démocratiques", a déclaré à l'AFP Cristian Ghinea, du Centre pour les politiques européennes. Il craint que l'USL tente de placer sous son contrôle la justice, notamment lors de la prochaine nomination de nouveaux chefs du Parquet général et du Parquet anticorruption (DNA), loués par Bruxelles pour les progrès dans la lutte contre la corruption. "Le jour où la majorité s'est approprié l'institution de l'avocat du peuple et la présidence des deux chambres du Parlement, elle a enfreint trois articles de la Constitution et deux décisions de la Cour constitutionnelle", souligne Mme Nitu. "Quelle légitimité aura un pouvoir conquis en mettant hors jeu la Constitution dans ce qui règle les rapports entre les institutions?", s'interroge l'analyste Cristian Grosu pour le site Curs de guvernare. Après l'ambassade des Etats-Unis à Bucarest et la Commisssaire européenne pour la Justice, Viviane Reding, Paris et Berlin ont appelé au "respect des valeurs démocratiques et de l'Etat de droit". "Tous les Etats membres de l'Union européenne sont naturellement tenus de respecter les valeurs démocratiques et l'Etat de droit ainsi que l'équilibre des pouvoirs dans le cadre des institutions qui sont les leurs", a affirmé lors d'un point de presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. L'USL accuse M. Basescu d'avoir mené des actions "susceptibles de mettre en danger le fonctionnement des institutions de l'Etat", en s'attribuant des prérogatives réservées au gouvernement et en soutenant des mesures d'austérité "qui ont appauvri la population". "Les actions de l'actuelle majorité depuis sa venue au pouvoir (début mai) montrent qu'elle est disposée à porter atteinte aux institutions de l'Etat", a répliqué M. Basescu. Le président, dont le deuxième et ultime mandat constitutionnel s'achève fin 2014, a appelé le Parlement à "finaliser la procédure de destitution, mais en respectant les procédures et la Constitution". Dans un souci d'afficher une certaine distance par rapport aux démarches en cours au Parlement, le Premier ministre, Victor Ponta, a organisé au même moment une réunion avec des hommes d'affaires, faisant état de son souhait de s'occuper de l'économie, "loin des luttes politiques".
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Clinton présente à Paris pour une réunion sur la Syrie, sans Moscou ni Pékin

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton se rend jeudi à Paris pour assister vendredi à une réunion internationale sur la Syrie censée discuter du sort du président Bachar al-Assad, une conférence boycottée par la Russie et la Chine. Cette conférence des Amis du peuple syrien regroupera plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales et de représentants de l'opposition syrienne, après 16 mois de conflit qui ont fait plus 16.500 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. La réunion, qui en est à sa troisième édition après Tunis en février et Istanbul en avril, sera ouverte par le président français François Hollande: elle doit réaffirmer sa "condamnation de la répression" et annoncer "des choses concrètes" pour faire pression sur le régime, soutenir la population et l'opposition. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault s'est réjoui mercredi de la participation de Mme Clinton, soulignant que la France et les Etats-Unis travaillaient "main dans la main" sur ce dossier, en dépit du boycott de la Russie et de la Chine. Paris et Londres ont à nouveau exhorté Moscou à cesser de soutenir "le régime meurtrier" de Bachar al-Assad, le jugeant "condamné". Interrogée cette semaine sur l'absence des Russes à Paris, la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a estimé que c'était "leur choix". "La porte leur est ouverte s'ils veulent se joindre" à la conférence, a-t-elle ajouté. Jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé que son pays avait été sollicité en juin par l'Allemagne pour offrir l'asile politique à Bachar al-Assad, ce qu'il a qualifié de "plaisanterie". La réunion de Paris se tient une semaine après celle de Genève le 30 juin. Les grandes puissances, dont la Russie, la Turquie et des pays arabes, étaient arrivées à un consensus sur les principes d'une transition en Syrie avant de diverger sur son interprétation. Washington a estimé qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir. A ces divisions, persistantes depuis le début de la révolte, s'ajoutent les divergences de l'opposition, dont les pourparlers au Caire se sont terminés dans une ambiance tendue au point que certains en sont venus aux mains.
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Libye: la charia, "principale source" de la législation

Le Conseil national de transition (CNT) libyen a affirmé jeudi que la charia (loi islamique) était la "principale source" de la législation et que cette question ne serait pas soumise à un référendum. "Le peuple libyen est attaché à l'islam comme religion et comme législation. Par conséquent, le Conseil national de transition recommande (à la prochaine Assemblée constituante) de considérer la charia comme la principale source de la législation", a indiqué le porte-parole du CNT, Saleh Daroub à la presse. Selon lui, cette question ne fera pas l'objet d'un referendum. Les Libyens sont appelés samedi à élire une Assemblée constituante, une première dans le pays après plus de quarante ans de dictature sous le régime de Mouammar Kadhafi, renversé puis tué en 2011 lors d'une révolte populaire qui s'est transformée en conflit armé. Le premier Congrès général national libyen devra choisir un nouveau gouvernement et nommer un comité d'experts chargés de rédiger un projet de Constitution, soumis ensuite à référendum. Lors de la proclamation de la "libération" de la Libye le 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, avait déjà affirmé que la charia serait à l'avenir la principale source de la législation en Libye. Ses propos avaient provoqué la polémique au sein des pays occidentaux ayant soutenu la révolte libyenne, mais également parmi plusieurs groupes islamistes réclamant que la charia soit désormais l'unique source de législation du pays.
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Mercato: Tous les transferts

Le gong a sonné pour la période des transferts. L'EST et le CAB sont actuellments les clubs les plus actifs sur le marché avec pas moins de 5 arrivées par le leaser du championnat et 4 pour son dauphin.
Karim Ben Amor, Ahmed Harran et Mohamed Slama viennent de prolonger leur aventure avec le Club Athlétique Bizertin. Les deux premiers ont prolongé leurs contrats respectifs d’un an et Slama de deux ans.

Toujours avec le CAB mais dans la case départ cette fois-ci, Hattene Barratli rejoindra le Club Africain après l’accord qui aurait été trouvé entre le joueur et les deux clubs. Hattene portera la tunique rouge et blanche pendant 4 ans pour un montant de 700.000 Dinars.

Ouwo Moussa Maazou, l’attaquant tchadien ayant évolué au CSK Moscou, à Bordeaux et à Monaco a signé un contrat de 3 ans en faveur de l’étoile Sportive du Sahel.

Akrem Maatoug, l’attaquant du stade vient de signer un contrat de deux ans en faveur de la révélation du championnat, l4avenir Sportive de la Marsa.

Voici par ailleurs un récapitulatif de tous les transferts réalisés par club avant ceux cités en haut :

Esperance Sportive de Tunis :

Youssef Blaili : Un contrat de 3 ans

Seifallah Hosni : Un contrat de 5 ans

Didier Libré : Un contrat de 3 ans
Khaled Gharselaoui : Un contrat de 5 ans

Jean David Beauguel : Un contrat de 3 ans

Club Athletic Bizertin :

Marouen Braiek : Un contrat de 2 ans

Nour Hadhria : un contrat de 2 ans

Kamel Zaiem : Un contrat de 2 ans

Mohamed Amine Ouerghimi : Un contrat de 2ans

Avenir Sportive de La Marsa :

Jmaiel Khmir : Un contrat de 2 ans

Club Sportif Sfaxien :

Didier Ibrahim : Un contrat de 3 ans

Hamza Tastouri : Un contrat de 3 ans

Etoile du Sahel :

Bilel Ben Massoud : Un contrat de 3 ans


Club Africain :

Abdelmoumen Djabou : Un contrat de 2 ans


Les départs vers l’étranger :


Khaled Korbi : Un contrat de 2 ans en faveur d’Al Silia Qatar

Iheb Mbarki : Un accord pour un contrat de 3 ans en faveur d’Evian TG

Youssef Msakni : Un contrat de 4 ans et demi en faveur de Lakhouia Qatar, départ à Partir de Janvier 2013

Chedi Hammami : un contrat d’un an en faveur de Koweït club



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Sami Allagui courtisé


Selon  le journal Bild et le site Transfermarkt Sami Allagui a reçu des offres de 3 clubs allemands. Auteur d’une saison en demi-teinte, l’international tunisien n’est pas en odeur de sainteté dans son club Mayence 05.
Selon ces deux sources, le FC Cologne, le Hertha Berlin et le promu Düsseldorf, club formateur de Sami, veulent s’attacher les services de l’attaquant. Son club demande 1.9 millions d’Euros pour le libèrer.

مصادر مطلعة تؤكد : أفراد من عائلة بن علي وأصهاره عائدون الى تونس قبل نهاية رمضان


علمت «الشروق» من مصادر مطلعة أن هناك إمكانية كبيرة لعودة بعض الأفراد من عائلة بن علي وأصهاره الى تونس قبل نهاية شهر رمضان القادم، وذلك بعد «استكمال» إجراءات «تسوية قضائية ومالية» معهم بوساطة من دول تحتضنهم حاليا.

وتجدر الاشارة الى أن أفرادا من عائلة بن علي وأصهاره تمكّنوا من مغادرة البلاد قبل 14 جانفي 2011 وبعده سواء الى دول أوروبية وخليجية وكندا وظلّوا متحصّنين بالفرار هناك رغم صدور بطاقات جلب دولية في حقهم إلا أنها ظلّت بدون إنجاز.

وقد صدرت أحكام قضائية غيابية في حقهم و«مصادرة» ممتلكاتهم في تونس من منقولات وعقارات وشركات تجارية.
وعلمت «الشروق» من مصادر مطلعة، انه مع تصاعد الحديث عن «العدالة الانتقالية» في تونس و«تخصيص» وزارة كاملة لها، بالاضافة الى بداية تقديم «اعتذارات» من طرف بعض أصهار بن علي، وتكاثر «سفريّات» أطراف «رسمية» الى بلدان «تحتضن» عددا من أصهار بن علي، فإن مصادرنا أكدت لنا أن بعضا من أفراد عائلة زين العابدين بن علي وأصهاره، من المرجّح جدا أن يعودوا الى تونس قبل نهاية شهر رمضان المعظم، وذلك بعد «اتصالات» جانبية من هنا وهناك سواء من أطراف «سياسية» أو «حقوقية» متواجدة بتونس وخارجها، وهناك «وساطات» قامت بها دول «تحتضن» هؤلاء الأفراد ورفضت تسليمهم سابقا الى تونس.

ومن ناحية أخري، فإن مصادرنا تؤكد لنا أن «العائدين» سيمثلون أمام القضاء للقيام بإجراءات «الاعتراض» عمّا صدر في حقهم من أحكام غيابية وسط «تطمينات» كاملة حول توفر «المحاكمة العادلة» و«حسن» تطبيق القانون والنظر في «حيثيات» التهم ووقائع الجرائم المنسوبة إليهم، بعيدا عن منطق «النظر» الى «هوية» المتهم.